CAS International
CAS International (Comité Anti Stierenvechten) est la plus grande organisation au monde à se consacrer exclusivement à l’éradication de la corrida et des fiestas cruelles (‘fêtes de village’) pendant lesquelles des taureaux et d’autres animaux sont maltraités. En collaboration avec nos partenaires nous voulons mettre fin aussi vite que possible à ces maltraitances sur animaux.
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Corridas
La corrida est une des plus cruelles formes de maltraitance animale. Plus de 250.000 taureaux et vaches sont torturés et tués pendant les corridas et spectacles de ce genre.
Au cours des fiestas (‘fêtes de village’) des dizaines de milliers de taureaux et autres animaux sont gravement maltraités.
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Service
Corridas en Colombie
Des cinq pays d’Amérique du sud où l'industrie de la tauromachie est active, la Colombie est la deuxième sur la liste en ce qui concerne la popularité de la corrida.
La corrida en Colombie a commencé avec l’organisation de corrida pour fêter l’indépendance avec l’Espagne. Ces corridas étaient cependant bel et bien organisées par les Espagnols qui avaient conquis la région. Il y a des documents qui attestent que Alonso Luis de Lugo avait transporté en 1543 60 'taureaux de combat’ d’ Espagne à Bogotá. L’industrie de la tauromachie n'a atteint son niveau actuel qu'à la fin du 20e siècle. In 1917 deux Espagnols sont venus à Bogotá pour développer la corrida. En 1955 les corrida ont commencé à Manizales – cette ville était en concurrence avec Bogotá en ce qui concerne la popularité de la corrida – et en 1957 avec la ville de Calí.
A l'heure actuelle l'industrie de la tauromachie en Colombie possède au moins 86 arènes (les plus grandes sont à Bogotá, Manizales, Calí, Medellín, Bucaramanga et Cartagena), il y a plus de 30 éleveurs de taureaux et huit écoles de tauromachie (à Calí, Medellín, Manizales, Choachí, Sogamoso, Nobsa, Ubaté et Lenguazaque).
L'arène de Bogotá, la deuxième arène de Colombie (14.500 places assises) est utilisée depuis 1931. Cette arène est dirigée par la Corporación Taurina de Bogotá, une entreprise qui a été créée par des aficionados qui ont acheté l’arène en 1999 quand le propriétaire voulait s’en débarrasser à cause de ses pertes financières. Des corridas sont organisées en janvier et février, mais le nombre de corridas a diminué au cours des années.

- L'arène de Bogotá © CAS
L'arène la plus fréquentée de Colombie est celle de Manizales, ville où la corrida est la plus populaire. La feria à Manizales ressemble à la feria de Séville, Espagne. Ici aussi des gens paradent dans des attelages dans la rue, il y a partout des kiosques où l'on vend à boire et à manger, etc. Dans cette région il y a beaucoup d'éleveurs qui sont installés comme les plus connus: les frères Hernán en Ernesto Gutiérrez.
L'arène de Calí, dirigée par la compagnie Plaza de Toros S.A., fait des déficits pour plus que dix ans faute d'un public suffisant. Les seules corridas importantes ont lieu pendant les festivals de Calí, qui au fond sont plus connus pour la 'cabalgata' que pour les corridas. Pendant une cabalgata de nombreuses personnes montent à cheval dans une disposition complètement chaotique. Ceci occasionne beaucoup d’accidents et la mort de nombreux chevaux, c’est pourquoi les organisations locales veulent interdire cette 'fête' au plus vite.
L'arène de Cartagena de Indias (une grande ville touristique) a eu un déficit tel que le propriétaire a cessé ses activités en 2008 et mis fin à toutes les corridas.
La corrida est légale en Colombie car, en dépit du fait qu'il y a une loi nationale de protection animale depuis 1984, dans la section 7, une exception est faite pour la corrida, les combats de coqs et les séances de coleo (voir la description en bas). C’est une loi faible car les illégalités ne sont pas suivies de sanction. En 2004 l’industrie de la tauromachie a réussi – avec l'aide du président et de sa famille – à se prémunir d’une importante loi nationale, Loi 916 (Code de la corrida), qui réglemente la corrida et la présente comme 'une expression artistique du genre humain'.
Le sénateur Dilian Francisca Toro (Parti Libéral) a essayé en 2007 de proclamer le festival tauromachique de Calí 'Patrimoine National' de Colombie. Ce faisant il voulait également éviter que de futures lois n'interdisent la corrida (Loi 023 en 2007). Le mouvement anticorrida a réagi avec force à ce projet (ils ont fait envoyer 350 e-mails par jour sur le sujet). En fin de compte le sénat a accepté de proclamer le festival 'Patrimoine National', mais la corrida n’a pas été nommée dans la définition de la fiesta (seules des 'activités culturelles' ont été nommées), mais ceci n’est pas suffisant d'après certaines associations locales de protection animale.
La Colombie est le pays d’Amérique latine qui a le plus de communes anticorrida. Tout d’abord c’est Medellín qui s’est proclamée commune anticorrida (en février 2008), puis ce fut le tour de Zapatoca le même mois et puis ensuite de Bello, en juillet 2008.
La proclamation de Medellín - qui concerne aussi le coleo, les combats de coq et les cirques avec des animaux - a été le fruit du travail de 'l'ancien matador repenti' Álvaro Munera (à présent conseiller municipal en Medellín) et 18 conseillers municipaux qui se sont joints à lui pour pouvoir prendre des mesures de protection animale. Le bourgmestre de Medellín, Alonso Salazar, a cependant refusé de signer l’interdiction de la corrida. L’affaire a été portée en justice, le juge a choisi le parti du bourgmestre en vertu de l’Article 916 (voir ci-dessus). Le conseil municipal s’est pourvu en cassation pour partialité du juge.

- Álvaro Munera en conversation avec protecteur des animaux Jordi Casamitjana, à Medellín © CAS
A propos des fiestas en Colombie: la fiesta la plus connue est la Corraleja, pendant laquelle un taureau est maltraité par une foule (ivre la plupart du temps) dans une arène ou un stade. De nombreux accidents se produisent et il y a de nombreux blessés. Les Corralejas sont très informelles et très violentes et le taureau est provoqué avec des capes, des banderilles et toute sortes d'instruments comme des parapluies. Parfois des chevaux sont aussi utilisés. La corraleja la plus importante a lieu à Sincelejo (la capitale de Sucre) où ce genre d’activités sont le plus pratiquées. Même si le taureau n’est pas mis à mort, il est souvent blessé par les maltraitances et les chutes.
Il existe une autre forme de fiesta avec des taureaux en Colombie: el Coleo. C’est un 'sport' cruel très populaire au Venezuela et en Colombie (aussi au Panama et au Brésil) qui consiste, pour deux cavaliers, à jeter un taureau à terre et à lui tirer la queue ou une partie du corps. Ils utilisent ici des 'taureaux de boucherie' au lieu de 'taureaux de combat' et à la fin, les taureaux ont souvent la queue ou les membres brisés.
Les coleos sont souvent des 'activités villageoises' soutenues par les classes les plus basses qui considèrent ceci comme un sport. Villavicencio est le village où le coleo est le plus populaire.

- Un cavalier tire le taureau par la queue pendant un coleo
Conseils aux touristes
CAS International a rassemblé un certain nombre de conseils aux touristes afin que vous puissiez de cette façon participer aussi à l'abolition de la corrida et d'autres événements cruels impliquant des taureaux et d'autres animaux.
Le conseil le plus important est celui-ci: n'allez jamais voir une corrida ou autre fiesta cruelle comme les courses de taureaux à Pamplune.
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Vidéos
Vidéos de corrida, de fiestas cruelles et d'actions du CAS et d'autres associations.
Album photos
Dans l'album photos du CAS vous trouverez des photos de manifestations, de corridas et de fiestas cruelles.
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